29 septembre 2006
Un au revoir
De 1943 à 1946, vous avez formé une promotion que je ne pourrai oublier, car vous avez été pour moi un jouissant réconfort dans le terrible chagrin qu'il me faut désormais subir. (...) L'avenir s'ouvre devant vous, vous pouvez le faire beau et grand si vous savez élever votre coeur.
"Un homme en grandissant intérieurement, fait grandir les autres autour de lui"
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Cet émouvant petit mot reste gravé dans ma mémoire.
Ce dernier après-midi à la maison de retraite me laisse à la fois le coeur lourd à l'idée de quitter ces personnes âgées auxquelles j'ai tenu compagnie quotidiennement pendant trois mois, et le coeur léger à l'idée de leur avoir prodigué des instants de réconfort.
Le passage susdit a été écrit par une institutrice, laquelle a perdu son enfant lors de la 2e Guerre Mondiale. Il est un témoin vivant d'un passé douloureux, marquant à jamais les esprits, et pour certains, les vies.
Ce travail estival m'a permis de me rendre utile, et par là même de surmonter mes propres peines.
27 septembre 2006
Malte
Si d'aventure l'on me proposait derechef un voyage dans cet archipel anglophone, je répondrais sans hésitation par l'affirmative.
Un bien-être s'est emparé de moi tandis que je déambulais, en compagnie d'un ami, dans les ruelles à contempler les balconnets pittoresques ; que je me promenais sur les plages de sable ; que je me regorgeais de l'atmosphère historique de l'archipel.
Séjournant à La Valette, je me suis entiché de la vue sublime du port, du haut de ses remparts. Endroit rêvé pour oublier le stress parisien avec ses lagons, ses grottes, ses temples préhistoriques et ses baies, je me suis abandonné à la gentillesse avec laquelle j'ai été accueilli. Ce fut un charmant cadeau d'anniversaire.
22 septembre 2006
Retrouvailles
Par une journée ensoleillée, je revois un ami d'enfance où se mêlent ravissement et déception. Dix ans passent depuis notre dernière rencontre, je suis ému à l'idée de voir à nouveau son visage, ses attitudes, d'entendre sa voix. Il arrive en voiture, une contravention à la main. La gendarme lui assène une amende, laquelle n'est pas justifiée ; il s'agit d'une faute imaginée par la police pour renflouer les caisses gouvernementales. Une fois attablés à la terrasse d'un café, nous rions de choses et d'autres, mêlant anecdotes passées et présentes. Je retrouve avec plaisir le caractère spontané de mon ami. Les heures passent, les gens se retournent sur ses chiens de race, les photographient. Nous nous faisons aborder dans la rue, aux abords de Notre-Dame. Etonnés de notre succès, nous n'en continuons pas moins d'échanger nos impressions. Le ravissement est là mais la déception m'attend. Je reconnais en mon ami le garçonnet timide d'autrefois mais son mode de vie excentrique m'étonne. A rechercher l'extrême pour se détacher des conventions retrogrades imposées par sa famille, il s'attire des ennuis. Connaissant de trop la réalité confiée, je suis effrayé. Une réalité sombre et malpropre, tandis que d'autres choses simples et saines sont à disposition. Il émet le souhait de me revoir, ce que j'accepte avec plaisir. Cependant, une fois rentré chez moi, je prends mon livre et m'évade quelques instants, préférant ne pas m'attarder sur ces retrouvailles ; préférant ne pas m'attarder sur d'éventuels faux espoirs, comme à tant d'autres occasions.
17 septembre 2006
Lost in the jungle
C'est l'une des rares séries télévisées qui ne lasse pas au fil des épisodes. Un scénario aux nombreux rebondissements, un rythme haletant bien entretenu, des personnages mystérieux...
Plusieurs théories circulent : les naufragés sont-ils morts ? Sur une zone d'expériences militaires ? Dans une autre dimension ? Sont-ils reliés par un coma collectif ?
La venue des "Autres" inquiète et fascine. Comment sont-ils arrivés sur l'île ? Qu'y font-ils ? Pourquoi ont-ils enlevé Walt, le fils de Michael ?
Ce qui tient en haleine est dû, selon moi, au personnage de Hurley, lequel sème la confusion dans l'esprit du spectateur du fait de ses antécédents psychiatriques : l'île relève-t-elle de son monde imaginaire ? Auquel cas, aurait-il inventé les autres passagers ?
Plus les épisodes se succèdent, plus l'intrigue se prononce sur le personnage de Walt qui n'a a priori guère d'importance. En quoi est-il "différent" ? Possède-t-il des pouvoirs surnaturels ? Cet enfant est peut-être le pilier de l'aventure. De quelle manière ? Cela reste encore un mystère.
Le succès de la série est tel que de nombreux produits dérivés voient le jour : figurines, t-shirts, livres, dvd...Encore une série à seul but commercial ? Peut-être, mais quel plaisir de ne rater aucun épisode !
16 septembre 2006
Journée du patrimoine
Entre deux examens, je me suis cultivé gratuitement au Musée du Moyen-Age de cluny, lequel est un hôtel gothique du XVe siècle. Tout est splendide : les reliquaires, les fresques, les plats, les sculptures...De véritables trésors qui éveillent l'envie d'en savoir encore plus.
La Sorbonne aussi était à visiter. Pour preuve, plus de touristes que d'étudiants ! On entendait parler toutes les langues. Une galerie ayant été ouverte exceptionnellement, j'en ai profité pour libérer mon enthousiasme par la photographie. L'amphithéâtre est encore mieux que ceux dans lesquels on a cours avec ses peintures au plafond d'une finesse exquise et ses statues de Pascal, Richelieu...Dans le hall adjacent est exposée une peinture semblable à l'art de Gauguin.
Fait à part, en discutant avec certains potes de fac j'ai compris pourquoi je me sentais aussi décalé. Autant j'aime m'amuser mais pas de là à prendre régulièrement du LSD "naturel" ou trois verres de Bordeaux avant un partiel !
13 septembre 2006
Rituel matinal
Le matin je me réveille sans la sonnerie bruyante du réveil, ma chatte Praline me saluant de son miaulement rauque. Une fois les mains lavées, je prépare le café dont je respire la bonne odeur. La caféine faisant son effet, je regarde par la fenêtre. Je ne me lasse pas de ce spectacle matinal où le soleil est levé, où je respire l'air pas encore trop empli d'oxyde de carbone, où je fais mes projets pour la journée.
Une fois ma première bouffée de cigarette inhalée, je me sens merveilleusement bien et dynamique à l'idée de remplir les heures à avenir comme je l'entends.
Me déplaçant vers la salle de douche, j'examine mon reflet dans la glace, me rase si besoin est et me met de la crème hydratante pour protéger ma peau des agressions parisiennes. Par la même occasion je protège mon esprit des éventuels désagréments quotidiens. Ainsi paré, je choisis les habits qui feront office de masque corporel. Chaque matin je fais peau neuve. Chaque lever de soleil est un renouvellement de ce qu'à été la journée précédente, laquelle était pourtant différente de celle à venir. Loin de moi l'idée de me cloîtrer dans mon appartement, je me pousse à voir les choses du bon côté afin de saluer les opportunités diurnes et, plus tard, nocturnes.
Dehors je profite de chaque pas pour me laisser bercer par le hasard ou la décison de mener à bien mes projets. Mes matins sont entre les mains du destin ou entre les miennes, selon mon désir d'abandon ou de décision. Je flâne parmi les gens pressés, respire l'air parisien ; un air de pavés.
Une fois rentré chez moi, je révise assidûment mes cours en vue de réussir mes examens de Septembre.
12 septembre 2006
Jean-louis Barrault
Je trouve cet homme magnifique, au visage empreint de naiveté. Un teint blanc auréolé d'une chevelure sombre. Dans ses yeux brille une lueur.
C'est dans le film culte Les enfants du paradis que je l'ai découvert. Quand le générique de la fin a débuté, je suis resté devant l'écran de télévision, bouleversé.
C'est une oeuvre de sensibilité se déroulant sur deux périodes du XIX ème :
* vers 1830 Garence ( Arletty ) s'éprend de Baptiste ( Jean-louis Barralt ), un mime, mais ce dernier étant trop timide pour lui demander sa main, il préfère se nourrir des aléas de la vie pour rendre son art plus vivant.
* les années passent ... les deux protagonistes sont mariés mais ne se sont pas oubliés. Délaissant sa femme pour rejoindre Garence, Baptiste entame une folle passion, hélas avortée par le retour de sa compagne officielle.
Ce film inoubliable a fait renaître en moi un sentiment passionné, frôlant l'extase, égaré depuis quelques années. Je me suis endormi, l'esprit empli de scènes paradisiaques où la vie et le théâtre se mêlent, ce dernier ne pouvant rivaliser avec la violence dont use parfois la vie pour briser des histoires et éloigner des êtres.
07 septembre 2006
Lecture merveilleuse
En ce moment je lis avec plaisir Le Sang et l'Or, d'Anne Rice, célèbre auteur de Lestat de vampire. Il n'est pas une phrase que je ne ressens pas au plus profond de moi-même. Il y a comme une intéraction entre le personnage principal et moi, lecteur. Parcourir l'histoire de la créature nocturne me procure la sensation que je parcoure, à quelques détails près bien sûr, la mienne : la solitude, la recherche de soi, l'envie de partage avec les autres, la peur de l'attachement, le plaisir né de rencontres éphémères.
Il est des livres qui me marquent à vie parce que je me reconnais dans le personnage. Cela a jadis été le cas pour les Confessions d'un enfant du siècle, de Musset. Un mélange de mélancolie, de passion déchaînée, de foi qui est insupportable tant le coeur bat au rythme des mots, et en même temps merveilleuse tant on se sent proche de ce qui est couché sur papier.
Les mots sont le fruit de la raison, mais ce qui en découle est magique.
05 septembre 2006
Beauté lunaire
Une cigarette aux lèvres, je me suis retourné. Alerté par sa beauté, j'ai cessé tout mouvement. Puis j'ai flashé.
"Un petit pas pour l'homme mais un grand pas pour l'humanité"
03 septembre 2006
Pirate des Caraibes II
Ce film est sympathique !
Comme à son habitude Johny Depp joue à merveille son rôle de pirate légèrement cynique. J'ai bien aimé à la fin le clin d'oeil à l'ancien capitaine du Black Perl.
Il paraît que l'inspiration de l'acteur lui vient de Louis de Funès. Il faut avouer que c'était un grand ! Marié à Vanessa Paradis, ce cher Johny ne peut manquer d'être inspiré par la muse française.
Le film où Johny Depp m'a le plus impresionné est certainement Edward aux mains d'argent où son jeu d'acteur est incroyable, rendant le personnage d'une innocence attendrissante.
Pourtant, en débutant dans 21, Jump Street, rien ne le prédestinait à une carrière aussi fulgurante.
L'un des films que j'aurais aimé visionner est Charlie et la chocolaterie. Il paraît que là encore l'acteur déploie tout son talent.




